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Tous des segments

Paradoxe de notre ère, des réseaux informatiques globalisés nous segmentent en individualités cloisonnées : réseaux sociaux en ligne de mire, espaces d’échange faussement bilatérales où règne une cacophonie d’une ampleur unique dans l’histoire de l’espèce humaine.
Tout le monde peut aujourd’hui potentiellement prendre « la parole » ; le temps d’une publication aussitôt consommée, à peine digérée, aussitôt oubliée.
Le buzz, mot emblématique de cette tendance, fait loi.

Je soulève deux questions : face à l’individualisation de la « pensée », comment retrouver une réflexion concertée, réfléchie, pérenne ? Et face à l’Histoire, que restera t’il de cet informe brouhaha ?

Situation idéale
Sous cette impression de liberté et d’impunité, les réseaux transforment notre façon d’échanger. Au même titre que le mot « ami » est galvaudé, le terme « partager » est également vidé de son sens. Situation idéale pour nos apôtres du diviser pour mieux régner. Pendant que chacun y va de son petit avis, masqué derrière l’écran, le monde qui nous entoure nous échappe comme le sable entre les doigts. Nous perdons le contrôle en ayant l’illusion de l’avoir.

Impressive
Revenons quelques années en arrière. Comment auriez-vous réagit si votre courrier postal arrivait systématiquement ouvert ?
Aujourd’hui personne ne proteste lorsque emails, carnets d’adresses et répertoires téléphoniques sont joyeusement scannés, décortiqués ; notre accord est même sciemment donné.
La vie privé ne veut décidément plus rien dire : les marchands ont gagné, nous sommes le produit. Mais jusque quand ?

Et maintenant
La question ne manquera pas de tomber : quelle proposition pour renverser la vapeur ?
Fuir les réseaux ? Se déconnecter ? Ou détourner l’outil pour le corrompre et en modifier l’usage.
Il est grand temps d’amorcer une réflexion commune pour reprendre le contrôle de nos vies.